Les Coureurs de Rempart, quatre gaillards à l’esprit punk, sortent leur tout premier album « Sous l’épave est la rage », dont la release party se déroule ce vendredi 20 avril 2018 à L’Ampérage. Music’n’Gre leur a posé cinq questions pour en savoir plus sur ce projet. 

 

Qui sont les Coureurs de Remparts ?

Les Coureurs de Rempart c’est du punk dans l’âme, un esprit libertaire. C’est dans cette idéologie que le groupe s’est trouvé. On soigne les textes pour faire passer des messages teintés de ce vent libertaire tout en s’appliquant sur la forme. La chanson c’est avant tout de la poésie.

Nos textes dépeignent notre vision du monde, souvent très sombre mais toujours hargneuse et pleine d’espoir. On exprime cela de manière directe ou en passant par des histoires de personnages. Sans être moralisateurs ou quoi, on essaie, dans nos textes, d’inciter les gens à se défendre et à protéger leur droits et leur individualité.

Au niveau musique, on évolue sur un style chanson française, rock, punk et musette. On aime bien aller chercher des styles actuels comme la drum’n’bass par exemple, pour le retravailler dans une version plus acoustique.

 

 

D’où vient ce petit mélange de style ?

Nos influences sont le reflet de chaque membre du groupe. Antoine, le batteur, est plus influencé par de la musique métal, alors que Django est plus sur du jazz. Aurel, lui, se retrouve dans la chanson engagée et le rap. Tim, l’accordéoniste, a un belle culture de chanson française.

C’est ce mélange là qui fait le groupe. On se retrouve à jouer un jour dans un squat et le lendemain dans une station thermale. Notre musique peut connecter des univers et ça fait plaisir de voir des gens de tout bord ensemble. C’est un peu ce que l’on cherche : supprimer les a priori et les barrières entre les gens.

Cette énergie se retrouve sur scène. On va jouer avec ce public, jouer sur l’humour, et ce notamment pour rappeler que la lutte c’est aussi la fête et le rassemblement. « Lucha y Fiesta » c’est un peu le credo du groupe.

 

Vous sortez votre nouvel album « Sous l’épave est la rage ». Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

L’album « Sous l’épave est la rage » est une photo de deux ans de travail du groupe. Nous avons travaillé douze chansons avec Fred Brain Monestier dans les studios de la Bobine pendant deux semaines.

 

 

On a pu se lâcher un peu plus que sur scène en ajoutant des instruments additionnels qu’on n’a pas habituellement et en adaptant les arrangements.

Je pense qu’on s’est bien laissé emporter dans la production studio et qu’on su profiter des ses avantages. Nous avons enregistrer les instruments en simultané et pas en piste par piste, pour garder l’énergie des concerts.

On a choisi le titre «Sous l’épave est la rage » en clin d’œil au jeu de mot de notre premier EP « Pavé de la dernière pluie ». Et puis, il représente bien les chansons de l’album.

Car cet album combine des chansons qui parlent de ceux qui se bougent pour améliorer le monde au quotidien et des chansons qui racontent des histoires de personnages pour une approche plus intimiste.

 

Quelle est la suite de votre projet ?

Cette année, on est accompagné par La Bobine. C’est un coup de pouce non négligeable qui nous a permis d’effectuer plusieurs résidences et de rencontrer des gens qui nous ont beaucoup apporté en ce qui concerne le son, la mise en scène, l’organisation du groupe …

On est également en train de monter notre label Rascal Prod : un label qui se veut pluridisciplinaire et ancré dans une logique sociale de la culture. L’idée est d’encourager les artistes à descendre des planches pour animer des ateliers en milieu fermé et/ou auprès de personnes n’ayant pas forcément accès à une diversité culturelle.

Les Coureurs de rempart c’est un projet qui évolue bien. Les compos et les concerts prennent de plus en plus l’identité qu’on voulait, on tourne un peu plus chaque année et puis… on a notre foutu premier album !

 

 

En parlant de cet album, vous préparez votre release party qui aura lieu vendredi 20 avril. Il paraît que ça va être « inoubliable »…

Héhé, oui « inoubliable », car nous accueillerons dans cette soirée un groupe qui commence à bien faire parler lui, le Bonk, un groupe d’électro-brass lyonnais qui sort un EP, « Dirty Sanchez ».

Nous aurons également un groupe surprise !

Et nous avons prévu quelques animations mouvementées… En fait nous avons retravaillé en résidence notre scénographie, la décoration, donc le spectacle en lui-même, qui ne sera plus le même. Mais bon, on ne veut pas trop en dire pour laisser la surprise…