Eliott Tordo est un producteur grenoblois de 26 ans seulement qui, parmi la tonne de projets auxquels il participe, réalise des covers épiques et originaux dans lesquels il joue d’un instrument peu connu en occident : l’Ehru, ou chinese violin. En image ? La silhouette inspirée et mélancolique d’Eliott Tordo qui joue une musique émotionnelle sur fond de nature. Ce projet de covers sur YouTube, né par hasard il y a 4 ans, comptabilise aujourd’hui plus de 80 000 abonné.es, dont la suite s’annonce prometteuse. Prêt.es pour une plongée au cœur du projet ?

 

Comment est né ce concept de vidéos d’Ehru sur internet ?

[Eliott Tordo] Ce dont je me souviens c’est quand j’ai appris l’Ehru, il y a 4 ans. Tout de suite, l’idée d’en faire a été associée à l’idée de faire un instrument un peu bizarre qui attiserait la curiosité de tout le monde. Il y avait déjà cette volonté de faire des petites vidéos et de montrer au monde un instrument stylé mais que personne connaît.

Au départ, si tu regardes les premières vidéos, c’est moi avec une chemise dégueu qui joue un cover de Naruto tout pourri dans mon studio de l’époque. Après ça, il y a eu 1, 2 vidéos un peu mieux. Et puis un jour, avec mon collègue Emile Chéret, qui fait de la vidéo, on a décidé de se poser à la cascade de Crolles et tourner ça là-bas. La vidéo a bien buzzé. On en a fait 5 ou 6 comme ça. C’est presque par hasard qu’est né ce concept de vidéos Ehru + nature.
 

 

Tes inspirations ?

La musique de film à thème, un peu noble, comme Gladiator [Voir Cover de Gladiator  » Now we are free« ], les anciens Hans Zimmer… Les mélodies très émotionnelles en fait. J’aime tout le travail autour du violon, pouvoir jouer avec le pitch et avoir un contrôle super poussé sur les mélodies.

 

Quel a été le moment clé qui t’a fait te pencher sur ce projet à temps plein ?

Alors ça a été une série de dominos. De base, le projet avançait passivement. On n’était pas focus dessus. Il y a un an et demi, on a fait une cover de Tokyo Ghoul, Glassy Sky, avec une image très clean dans un setup beaucoup plus classe. Et donc cette vidéo a été repérée par Ryan Golan, qui m’a fait venir en Australie pour jouer là-bas.

Ça a été une sorte de déclic où on s’est rendu compte que finalement, un occidental typé nordique qui joue de l’Ehru, c’est genre le seul truc qui existe au monde. Au même moment, on a eu un gros succès sur un autre cover. On a mis les sons sur Spotify, Deezer, etc… Et on a eu des premiers gros chiffres qui sont arrivés d’un coup. Donc à partir de ce moment-là, on a eu un meeting d’urgence pour réfléchir à comment on allait travailler par rapport à la grosse vague qui nous tombait dessus. C’est à partir de là que j’ai commencé à bosser avec Jonathan Lhote (Vidéaste) et Niels Quiais (Manager/comm’).

 

 

Quelles sont les étapes de la production d’un cover ?

La première étape, celle qui prend le plus de temps c’est de choisir quoi faire, et comment ça va rendre. Produire une musique dont les teintes s’accordent avec ce que je fais, pareil pour la vidéo. Ensuite, je monte une démo où je réfléchis activement au rythme de la musique, comme une histoire dans laquelle on ne veut pas s’ennuyer.

 

Mon vrai instrument n’est pas l’Ehru, c’est l’ordinateur.
 

Pour le reste, c’est presque le plus facile puisque c’est mon métier depuis des années : le tracking définitif, mixage (l’étape ultra importante, aussi celle que j’aime le moins), mastering, et enfin la réalisation de la vidéo (ma partie préférée : l’aventure du tournage en équipe). C’est censé se passer comme ça en théorie. Après souvent, il y a beaucoup d’aléas qui font que parfois on filme sans avoir la version finale bouclée.

 

 

Comment s’annonce la suite ? De gros projets à venir ?

Alors, oui ! Je vais prochainement sortir un EP solo, avec que de la composition, et le projet Druides : un groupe qu’on prépare depuis super longtemps, ça doit faire 3 ans, avec Louis Claraz, Angèle et Victor Macabiès. Si tout se passe bien, on devrait sortir des trucs d’ici septembre 2021.

 

 

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