Le 11 janvier dernier, l’association Hadra organisait la première édition de son Bar à trance au Redrum. L’occasion de mettre sur le devant de la scène trois DJs repérés lors des ateliers TranceMission qu’elle organise depuis 2005 : Hamcat, Colzart et … Alderaan. Avec une trance tant mélodique qu’inspirée et sacrément punchy, ce jeune artiste prometteur apporte comme un vent de fraîcheur dans la sphère trance. Rencontre…

 

Musicien expérimenté, Alderaan s’initie au violon en école de musique pendant à peu près sept ans avant de se tourner vers la guitare qu’il apprend en autodidacte. Après le lycée, il enchaîne avec une formation en musicologie à la fac où de jolies rencontres lui permettent d’améliorer ses techniques. Parmi elles notamment, le bassiste du groupe Sinsémilia, Ali Debouze. A son contact, il acquiert « énormément de choses sur la musique, la musique électronique, les arrangements. »

 

© Fanny Bartoli

L’aventure continue ensuite du côté de l’association Hadra. Il rejoint la commission label où il découvre « plus des choses qui sont dans l’industrie de la musique, comment ça fonctionne, comment tu vends un CD, tout ça » …

 

Et la trance fut

Pour Alderaan, la musique électro – à l’instar des antibiotiques – c’était pas automatique. Ce dernier avoue d’ailleurs qu’il la détestait, considérant qu’elle « volait le travail des musiciens, des gars qui grattaient quoi ». Mais entre haine et amour, il n’y a souvent qu’un pas. Il aura suffi d’un rassemblement champêtre prohibé pour créer le déclic. « Je pense qu’à un moment je suis allé à une teuf avec des potes. On a kiffé le son, on s’est juste amusés et petit à petit ça a fait son chemin ».

 
 

 
 

Et en parlant de chemin justement, ce fan de Jimi Hendrix a fait le sien « entre le rock psychédélique et la trance psychédélique » développant un goût pour le « travail de synthèse » sonore. Encore en évolution, son projet « plus gentil, plus smooth » des débuts se veut désormais « ultra futuriste ». Et les bpm sont au rendez-vous, que les agités du panard se rassurent.

« C’est comme si tu voyageais avec un vaisseau spatial, t’es à la vitesse lumière mais tout ça avec un côté tribal ethnique ». Le tout agrémenté d’un « tam tam numérique » en restant « ultra planant et très dancefloor ». Avec une trance autant lyrique qu’énergique, Alderaan vient souffler comme un vent de fraîcheur sur la scène psytrance. Une planète à suivre de près, qui nous réserve encore de jolies surprises. Prochains voyages : le 19 février en closing pour le premier ApéroMix ADN à La Bobine et le 23 février à l’Usine pour la soirée Goa & Trance.

 

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