On parle rarement de rap à Grenoble sans évoquer les Monkey Theorem. Et la réputation semble bien justifiée.
 

Avec « Algorithme Volume I », une compilation de featurings réunis en une mixtape sortie en avril 2014, et « Instinct Primate » surtout, leur premier album en 2013, le groupe commence à prendre de l’altitude sur la scène grenobloise. Mais ce dernier confirme désormais sa renommée avec la sortie de « Silence Cosmique » le mois dernier, clairement abouti.

El Kapers, Ekors et Dj Akor – sans oublier le « Marquis de St Bruno » – progressent vers un hip-hop scénique et planant, rythmé, énergique et créatif. Projet de base fondé en 2008 donc avec les deux leaders (El Kapers & Ekors), le groupe est passé de deux à quatre membres, rendant plus forte et aboutie leur formation musicale.

Depuis leurs débuts, ils justifient d’une recherche musicale et esthétique assez pertinente. A l’époque, je les ai connu avec « Théâtre de nos vies », qui reste encore maintenant une de celles que je préfère. Se voulant toujours plus percutant dans leurs textes et dans leur hip-hop, les Monkey ont su se faire un nom et une place plutôt bien méritée.

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Et oui, les Monkey Theorem commencent à se faire une petite discographie et prouvent qu’ils savent évoluer avec talent. On peut aisément dire qu’aujourd’hui ils ne rayonnent plus uniquement au sein de la scène locale. Leur victoire au Buzz Buster 2016 évoque en effet clairement un envol pris à l’échelle nationale.

Monkey Theorem ne se repose pas, multipliant les projets et les featurings variés et intéressants. Pourtant, ils restent toujours fidèles à leur conviction : on a beau se dire évolué, nous n’en restons pas moins qu’une armée de primates aux instincts décadents, esclaves d’une évolution plus que suspecte.
 

On retrouve les Monkey Theorem sur :