Après presque 30 ans à faire de la musique dans divers groupes (Firecrackers, Jose and the Wastemen, Rock Deluxe) et labels (Un Dimanche qu’il avait créé), et avoir été une figure omniprésente dans la scène grenobloise, que faire pour se réinventer et garder la flamme intacte ? Seb, alias « Jose » Dos Santos, a trouvé semble t-il la réponse en prenant exactement le contre pied de tout ce qu’il a toujours fait …

 

Dans son nouveau projet Bleu Tonnerre, Jose a laissé les guitares de côté. Les paroles sont en français, et il partage le micro avec Jull, qui a aussi écrit une partie des textes. Le collectif fait appel également à des vidéastes, des chorégraphes et des danseurs pour un résultat éminemment introspectif et différent qui ne manquera pas de tirer son épingle du jeu au sein de la sélection de cette Cuvée 2019. Jose a répondu à quelques questions histoire de nous présenter son projet et le titre choisi pour figurer sur la compilation : « Rodéo ».

 

Si vous devez présenter votre projet en quelques mots ?

Nous sommes un collectif de plusieurs artistes (musiciens, poètes, graphiste, photographe, cinéastes, chorégraphe) regroupés sous l’identité “Bleu Tonnerre”, dont je suis un peu le gourou multifonctions. J’ai voulu me lancer un nouveau défi en m’émancipant des formats traditionnels. Mon premier projet, “1916”, un ciné-concert mêlant histoire familiale, littérature, et poésie, a remporté un beau succès public et critique. J’ai donc voulu prolonger cette volonté de mêler musique et vidéo, mais aussi danse et poésie dans ce nouveau projet « l’Amour sans venin ».

 

Qu’est-ce que le titre présent sur la Cuvée représente pour vous ?

Pour « nous » je ne sais pas, pour moi, j’adore le chanter et le jouer, j’adore les paroles que Jull a faites. Il symbolise aussi une tension rupture/attrait d’une relation amoureuse qu’il est souvent dur de décrire. Et si on l’a mis en avant c’est parce que c’est le morceau le plus simple et « catchy » de l’ensemble, c’est aussi celui qui ouvre le disque.

 

 

La musique qui vous plaît, vous influence, c’est plutôt … ?

Ce serait un peu long et un peu vaste. J’ai commencé avec les Beatles, AC/DC, Led Zep, Pink Floyd puis beaucoup de metal. J’adore King Crimson, The Cure, The Doors, Voivod,Claude Debussy, Radiohead, Gonzales, Gary Numan, Thelonious Monk… Tout le groupe est aussi assez fan de Hawkwind.

 

Ce dont vous êtes déjà fier d’avoir réalisé dans votre parcours ?

Je ne sais pas, c’est encore un peu tout neuf. Déjà d’avoir fédéré des gens dont j’apprécie énormément les qualités humaines et artistiques, c’est une grande richesse. Sinon le seul truc dont je sois réellement fier, c’est ma fille.

 

 

Votre actu en 2019, c’est … ?

La sortie du disque « L’amour sans venin », du court-métrage qui va avec, nos premiers concerts en groupe (dont le 23 mai à l’Ampérage pour le festival Magic Bus).

 

L’autre artiste de la Cuvée qu’il faut découvrir, c’est … ?

Eh bien honnêtement je n’en connais aucun et n’ai pas eu le temps d’aller écouter, car entre la préparation du live, les tournages et montages des clips, la préparation de la promo de l’album, je suis dans le jus. Je me rattraperai bientôt, promis, le 30 janvier à la release party, ce sera l’occasion j’imagine