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Qu’est-ce que le « post-grunge » ? Plusieurs choses si l’on en croit les membres de No Man’s Land… Déjà, une salle de répète improvisée dans une chambre. Un croisement d’influences entre le metal hurlant et le punk nihiliste. Puis, une énergie, un besoin de donner du coffre et du cœur qui se décuple sur scène. Rencontre avec quatre jeunes pousses grenobloises qui vivent leur musique à fleur de peau.

 

Le tour de piste s’achève pour No Man’s Land. Ce 14 décembre, ils ont donné à Lyon leur dernier concert de l’année à l’Ambuscade, en compagnie des Jesters. Un groupe de metalcore aux sonorités voisines, voir cousines de NML, au moins en ce qui concerne les décibels. Sur leur page Facebook, la jeune formation se définit comme un groupe de « Hard Grunge alternatif/ Grunge lourd ». Voilà qui demande quelques explications. Laissons les étiquettes aux bacs de vinyles bon marché. Deux jours après leur ultime date, je retrouve le groupe dans un café pour faire le point sur leur début de parcours et sur la suite de la vie. No futur pour No Man’s Land ? Certainement pas.
 

Ce que l’avenir vous promet, le post-grunge vous l’apporte

Rencontrés à l’école de musique Jean Wiener d’Échirolles, Sylvain (basse), Meigge (guitare/chant) et Geoffrey (guitare/chant) ont fait leurs premières armes avec le groupe Nobody Knows. « Un prototype », selon Meigge, « plus pop-rock », complète Geoffrey. Rejoints par Loïc (batterie), les quatre décident d’unir leurs envies et leurs goûts pour créer No Man’s Land. En résulte un mélange de guitares et de chant saturés, mais pas que. De grosse caisse doublée, mais pas que… De basse crochetée, mais pas que ! « On est trop rock pour du rock, mais pas assez metal pour du metal », lance Meigge.

 

 

« On a pas un attitude de metalleux très dark », complète Geoffrey. Déclaration confirmée par la chemise à carreaux, que n’aurait pas renié Kurt Cobain, qu’il porte sur les épaules. « Ça nous joue un peu des tours, mais en même temps on en est assez fiers », ajoute-t-il. Pour autant, si l’on se penche sur les paroles, ce n’est pas non plus la fête du slip. « Globalement, on se sent toujours mal. On retrouve les thèmes de quelqu’un qui est mal dans sa peau, qui fuit la société et qui n’arrive pas à en accepter les mœurs », détaille Sylvain.

 

Composition destructrice et enregistrement « roots »

No Man’s Land conserve une mentalité très grunge dans sa façon de composer : « La plupart du temps c’est Sylvain et moi qui proposons une structure de morceau, et en répète on détruit et reconstruit tout ensemble. Des fois il ne reste plus grand chose de l’idée de base », explique Geoffrey. Une fois toute la structure musicale posée, il ne reste plus qu’à ajouter les paroles.

C’est tout aussi « roots » lorsqu’il s’agit d’enregistrer des morceaux. « C’est du rock-grenier », s’amuse Loïc, qui prête sa chambre pour les répétitions et l’enregistrement. « J’ai une maison en hauteur et le dernier étage est une énorme pièce que j’ai transformée en local de répète. Tout le monde pose son matériel chez moi et ça nous permet d’avoir notre son« , ajoute-t-il. Un son moins « propre », plus « brut », mais loin de la « crudité » de l’énergie de No Man’s Land sur scène.

 

« Sur scène, on se lâche »

En vrai rockeurs, c’est le live qui fait pousser des ailes et des poils aux membres de No Man’s Land. Pour Loïc, « c’est meilleur quand on joue sur scène, simplement parce qu’on est plus énergiques. En répète on se concentre musicalement, sur scène, on se lâche. La prestation c’est 50% du rendu final de No Man’s Land ». Ça va même plus loin pour Meigge : « le live c’est ce qui nous ressemble le plus aujourd’hui en attendant la sortie de l’album ». Justement… à quand l’album après le premier EP sorti ce novembre ?

« On est en train de peaufiner les dernières compositions et on enregistre en février 2020 si tout se passe bien », avance Geoffrey. Tout sera enregistré à l’ancienne dans le « home studio », pour conserver la patte grunge du groupe. Le mixage sera ensuite assuré par Eliott Tordo de SunTzu records. Tout ça devrait permettre une sortie d’album pour la rentrée prochaine.

Peut-on s’attendre à un single ou un bout de son en amuse-gueule en attendant ? Pas de démos prévues, mais Geoffrey a quelque chose sur le feu : « on a fait un live à l’Ampérage il y a trois semaines. Il a été filmé et enregistré. J’ai commencé à le mixer et on va poster 2-3 chansons sur internet pour que les gens aient aussi cet aspect live. » Wait and hear, donc.
 

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