Release party de la Cuvée grenobloise 2018 : le pari d’un « taratata local »

Les bruits courent dans les couloirs avant l’ouverture de la salle au public : ce soir, on tente bel et bien une sorte de « taratata local », avec une organisation de soirée atypique. 10mn de live, 10mn d’interviews pour chacun des 7 groupes/artistes qui défileront sur les planches du Prunier Sauvage, afin de promouvoir la sortie officielle de cette Cuvée Grenobloise 2018.

 

A 20h, les portes s’ouvrent à un public enthousiaste et curieux. A leur portée : une Cuvée grenobloise toute neuve en vente, trônant fièrement à côté des précédentes éditions exposées à l’entrée de la salle, où attendent au chaud un bar plutôt accueillant et une scène intimiste comme on les aime.

Quand l’heure du speech d’ouverture sonne, Retour de scène – Dynamusic, l’association à l’origine du dispositif- et les membres du jury de cette édition 2018 peuvent apprécier le cas d’une salle remplie, prête à découvrir sur scène une bonne partie des sélectionnés.

En effet, sept d’entre eux défileront sous leurs yeux pour deux ou trois titres choisis par leurs soins, avant d’enchaîner avec dix minutes d’interview. Un concept nouveau pour la Cuvée Grenobloise qui se risqua lors de cette release party à une sorte de « taratata » de la scène locale.

 

Une série de concerts intimistes

Non seulement la salle s’y prêtait, mais les artistes s’y exposant également : souvent seuls, ou en petits nombres, les artistes de la Cuvée ont défilé dans une ambiance intimiste ce soir-là. Ce qui répondait pour le coup très bien à cette volonté de placer la soirée sous le signe de la découverte, face à un public d’habitués et de curieux venus scruter les heureux gagnants dans la pénombre.

La série de concerts débuta donc avec le trio  No Tearzplutôt fébrile d’ouvrir le bal et d’y assurer là le premier concert de leur formation, qui afficha pourtant une maîtrise intéressante malgré le manque d’assurance des artistes. Rémi Guirao pris ensuite possession de la scène pour représenter son groupe Quai d’Orsay, petit show qu’il a agrémenté de passages de poésie. So love.

 

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Rémi Guirao

Arash Sarkechik monta ensuite seul sur les planches avec sa guitare, tout comme son prédécesseur. C’est avec son expérience de la scène et son plaisir communicatif à jouer qu’il fît découvrir à la foule désormais rassemblée quelques titres de son projet solo sélectionné sur le Cuvée. Quintana, lui, fût le quatrième artiste à défiler avant l’entracte. Également expérimenté et sûr de lui, il exposa un rock énergique à un public qui commença timidement à se secouer les cervicales.

 

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Arash Sarkechik

Julie Bally et Y.Blues ont continué d’enflammer le public grâce à un rock puis à un métal bien trempé, histoire de faire grimper la sauce en même temps que la bière dans les veines. Avant de redescendre en douceur, sans prévenir, grâce à la dub colorée de Sumac Dub, ce qui a eu le don de transformer le Prunier Sauvage en un petit  Drak-Art  le temps d’un quart d’heure pour clôturer la soirée en beauté.

 

Des interviews pour les curieux

En parallèle de ces mini-concerts -dont la durée pouvaient être frustrante-, les artistes répondaient à chaud aux questions de Nico et de Pierre (RMG – Radio Campus Grenoble).
En face de la scène, une petite estrade était installée pour les recevoir en sortie de scène, afin de leur donner l’occasion de présenter leur projets un peu plus en détails.

 

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Quintana en interview après son concert

Une initiative qui va de pair avec une autre nouveauté de cette édition de la cuvée grenobloise : la production d’un livre-disque permettant de glisser entre toutes les mains, avec le CD, l’identité des projets sélectionnés. Cette volonté forte se matérialisa donc par cette mise en avant qui fût l’occasion d’un échange avec le public,  pour la plupart d’entre eux assez attentifs quand l’appel à la boisson n’était pas plus fort que la curiosité.

 

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Julie Bally en interview

Qu’ils soient stressés ou à l’aise, habitués ou non aux questions, les artistes ont tous joué le jeu, non sans une certaine fierté d’y participer. Et nous, non sans fierté de les soutenir.

 

Toutes les images de la soirée

 

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce format de soirée ?

 

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