Bleu russe sortait le 25 avril un second album « Missives d’amour », produit par le label drômois Petrol Chips. Plus « lumineux » mais loin d’être fleur bleue, cet album poétique autant que subversif a la particularité d’offrir 17 featurings sur 19 morceaux. Découverte…

 

Bleu russe était de retour avec son deuxième album « Missives d’amour » le 25 avril, produit par le label Petrol Chips. Un album « ensoleillé » qui tranche avec les précédents « Déchire mon crâne (et gratte ma cervelle avec un coupe-ongles) » et « Pigeon », bien plus « noirs » et cyniques.

 

« L’idée sur cet album, c’est plus de partager un truc collectif et d’avoir quelque chose de lumineux. » admet Bleu russe. Et d’ajouter : « ça reste dans la lignée de ce que je fais mais c’est plus ouvert […] Toutes les paroles sont en français donc il y a beaucoup de poésie. Il y a pas mal de textes assez subversifs aussi.» Pour autant, cet album n’est « jamais parodique » ni « un brûlot expérimental.»

 

© Bleu russe

Featurings à foison, parfois polissons, l’artiste accueille entre autres les grenoblois Rouge renarde, Daniel Gwizdek, Olivier Depardon et Les chevals Hongrois lors de tracks enflammées. « Tout ce concept de partage avec des gens que j’aime bien même s’il y en a certains que je connais peu, il y a quelque chose de l’ordre de la communication et de la passion.»

 

Ces rencontres et ces souvenirs ont « déterminé le titre de l’album » avoue Bleu russe« Il y a beaucoup de choses qui se sont passées via internet […] Recevoir les pistes de featuring et les ouvrir ça m’a fait un peu l’effet de recevoir des lettres d’amour ».

 

© Pascale Cholette

« Musicalement il y a pas mal de morceaux, donc ça aborde pas mal de genres. Il y a des morceaux très rap, il y en a qui sont plus pop, il y a des trucs bien indus […] L’idée c’était de rassembler tout ça histoire d’avoir un truc cohérent. […] C’est vraiment des clins d’œil à des codes de musique que j’aime bien. » souligne l’intéressé.

 

Ces 19 morceaux d’ailleurs : « un pied de nez » volontaire à la stratégie marketing « débile » qui fait qu’un groupe local pour être efficace ne doit « pas  faire trop long ». « C’est ce que l’on nous dit depuis que je fais de la musique » renaude Bleu russe. Il renchérit :  cet album « c’est un peu genre je m’en fous, je fais comme je veux », et il a bien raison. Plaisir d’offrir, joie de recevoir.

 

 


 

Prochaines actus : concerts de Bleu russe le 5 mai au Café du Nord avec son projet Krogshoy et le 23 mai au 38 Rue d’Alembert.